Mélanome

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Le mélanome : détection et chirurgie

Le mélanome est une tumeur maligne qui se développe à partir des mélanocytes, qui sont les cellules responsables de la pigmentation de notre peau et de nos grains de beauté. Environ 10000 nouveaux cas sont détectés chaque année en France. C’est malheureusement 1600 personnes qui meurent chaque année en France des suites de cette maladie.

Les différents stades du mélanome
Les différents stades du mélanome

Les différents stades d'évolution de mélanome. De gauche à droite :

Photo n°1 : mélanome de stade 1, photo n°2 : mélanome de stade  2, photo n°3 : mélanome de stade 3,
photos n°4 et 5 : mélanomes de stade 4

Les facteurs de risques du mélanome

Parmi les facteurs de risque reconnus de ce cancer de la peau, l’exposition solaire est le seul risque environnemental identifié. Le risque lié notamment aux cabines de bronzage se confirme, et leur utilisation est maintenant classée dans les carcinogènes (capable d’induire l’apparition de cancer) certains pour l’homme d’après le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC). Plus votre peau et vos yeux sont clairs, plus vous vous exposez au soleil, plus vous avez un grand nombre de grains de beauté et plus le risque de développer un mélanome est important. Il existe également des facteurs de risque génétiques pouvant expliquer la survenue de plusieurs mélanomes dans une même famille sur des générations successives.

 

C’est votre dermatologue qui détectera un mélanome ou qui vous confirmera vos craintes si vous aviez un doute. Pour votre auto surveillance c’est la règle dite ABC qui doit vous servir. En effet si votre grain de beauté est asymétrique (A), que ses bordures sont irrégulières et mal limitées (B) et qu’il présente plusieurs couleurs (C), ces signes doivent vous pousser à consulter un dermatologue qui dispose en plus de son expérience professionnelle d’un outil de dépistage : la dermoscopie. Le docteur Cyril Roux est équipé de cette technique avec un Fotofinder HD. Cet appareil permet de repérer beaucoup plus tôt les lésions suspectes et surtout d’enregistrer vos lésions afin de pouvoir les comparer entre deux consultations.

Détection de l'évolution d'un mélanome par méthode ABC
Détection de l'évolution d'un mélanome par méthode ABC

Détection de l'évolution d'un mélanome par méthode ABC

Le suivi après l'intervention d'exérèse d'un mélanome

Un fois un mélanome retiré, il est envoyé au laboratoire pour analyse microscopique. Cette analyse va permettre entre autre de classer le mélanome en différents stades selon une classification internationale appelée AJCC/UICC. Une seconde intervention sera alors réalisée dans le mois qui suit pour effectuer une recoupe chirurgicale avec des marges de sécurité. Cette seconde intervention a pour but de diminuer de façon importante les risques de récidive.

 

Grace à cette classification AJCC/UICC, et à d’éventuels examens complémentaires en fonction du contexte clinique, le dermatologue va planifier un schéma de surveillance en adéquation avec les standards, option et recommandations (SOR) de 2005. Le patient est ainsi suivi tous les 3 à 6 mois par un dermatologue qui lui prescrira, si besoin est, des examens complémentaires (radiographies, échographies, scanner, IRM ou TEP scan).

 

Le docteur Cyril Roux fait partie du réseau d’oncologie du limousin (ONCOLIM) depuis 2006 et discute de tous les dossiers de cancérologie au sein d’une réunion pluridisciplinaire regroupant diverses médecins spécialistes (oncologue, radiothérapeute, radiologue, dermatologue et anatomopathologiste) comme l’exige le plan Cancer 2009 et en adéquation avec les recommandations de l’Institut National du Cancer (INCa). Le médecin traitant (médecin référent) du patient est informé des conclusions de cette réunion et reçoit les propositions thérapeutiques et le programme de surveillance proposé à son patient.

L'importance du suivi des cas de mélanomes

Il est primordial d’être très assidu avec ce suivi qui a un triple objectif. Le premier est de vérifier que le mélanome ne récidive pas (localement ou à distance). Le second est de dépister un second mélanome qui peut se développer dans 10% des cas. Enfin le troisième est de vérifier le changement de comportement par rapport aux facteurs de risque de mélanome, et sensibiliser les patients à l’auto surveillance.

Pour en savoir plus :